Kangaroo Island

Après notre nuit passée à Adelaide dans un vrai lit (King Size s’il vous plaît), nous allons chercher notre voiture de location à pieds avec nos maisons sur le dos chez Wicked Campers. Nous avions choisi notre hôtel car il était situé à 1 km de Wicked Campers. Manque de bol, ils ont déménagé deux jours avant notre arrivée, nous nous retrouvons donc à devoir marcher quasiment 4 km.

Nous marchons et au bout d’1,5 km nous faisons et une pause dans un parc pour soulager nos frêles épaules. Un monsieur d’une soixantaine d’années s’arrête à notre niveau et engage la conversation, « oh you are french, bonjour ! ». Après 5 minutes, il nous propose de nous emmener en voiture à notre destination. Nous acceptons avec joie son offre et marchons avec lui jusqu’à chez lui, 300 mètres plus loin. Et là, oh surprise, ce monsieur a un Renault Scénic (le même que toi Catherine, mais avec le volant à droite bien sûr). Sur la route Lauriane lui demande si cela ne revient pas trop cher quand il y a des réparations à faire et il nous répond qu’effectivement c’est un peu plus cher mais que ça va, « no worries ».

Arrivés à notre destination, nous remercions mille fois ce gentil monsieur et nous souhaitons mutuellement une bonne continuation.

Nous prenons notre voiture de location en utilisant le bon de réduction de 100$ (pour ceux qui suivent). Et nous voici partis pour de nouvelles aventures. Nous nous arrêtons une nuit à Normanville, pour nous rendre sur Kangaroo Island le lendemain.

Le mercredi 3 décembre, nous nous rendons donc à Cape Jervis pour prendre le ferry qui nous emmènera sur Kangaroo Island. Nous allons payer notre aller-retour, et la femme faisant les réservations nous explique que si elle nous réserve une chambre privée dans un backpacker, cela nous coûtera moins cher qu’en ne payant que le ferry. Evidemment, nous choisissons donc la première solution. Cela nous a donc coûté 368$ avec une nuit en backpacker au lieu des 384$ initialement prévus simplement pour la traversée en ferry avec notre voiture. Une coquette somme donc, mais nous sommes gagnants.

L’île Kangourou (Kangaroo Island) est une île australienne située au sud de l’Australie-Méridionale. C’est la troisième plus grande île australienne. Elle est située à 112 km au sud-ouest d’Adélaïde. Elle a une superficie de 4405 km2.
En 1802, l’explorateur anglais Matthew Flinders nomma ce territoire ‘île Kangourou’, après avoir débarqué près de Kangaroo Head, sur la côte Nord de la péninsule de Dudley. Il y rencontra l’explorateur français Nicolas Baudin, qui l’avait quant à lui nommé ‘île Decrès’ en hommage à Denis Decrès. Malgré l’état de guerre entre la France et l’Angleterre, leur rencontre fut amicale. Nicolas Baudin compléta la cartographie de l’île Kangourou, ce qui explique l’existence de certains toponymes en français comme le Cape du Couedic ou la Ravine des Casoars.

Arrivés sur Kangaroo Island, nous nous dirigeons vers Kingscote, la ville la plus peuplée de l’île (environ 1700 habitants pour 4000 habitants au total). Nous allons nous enregistrer au backpacker puis nous balader un peu dans la ville. Pas grand chose à faire, à part le ‘Pelicans feeding’ en bord de mer (tous les jours à 17h, 5$ par personne).

Deuxième jour à Kangaroo Island, nous nous rendons au Cape du Couedic où nous pouvons admirer Admirals Arch.
Nous allons d’abord voir le phare. Bien qu’il y avait déjà un phare à Cape Borda, les navires échouaient toujours à Cape du Couedic car leurs capitaines choisissaient de naviguer au sud de l’Île Kangourou, ce qu’il jugeaient préférable à l’utilisation du hasardeux Backstairs Passage. La construction du phare du Cape du Couedic a commencé en 1907. Le phare a été allumé pour la première fois en 1909 avec une visibilité depuis la mer de 27 miles. Au début, on utilisait le kerosene comme énergie. La lumière a été automatisée quand elle a été convertie pour du gaz acétylène en 1957. Le passage à l’électricité a eu lieu en 1974.

Nous avons pu admirer beaucoup d’otaries à fourrure néo-zélandaises.
Les colonies d’otaries australiennes ont été sévèrement réduites et beaucoup décimées en raison de la chasse non contrôlée durant les années 1800. Les peaux, la viande et la graisse étaient parmi les premières exportations de l’Australie – une source vitale de revenus.
L’otarie à fourrure néo-zélandaise se remet à présent. Une reproduction a été pour la première fois enregistrée à nouveau sur l’île dans les années 1960. En 1999, la population estimée sur l’Île Kangourou était de 19300 animaux – toujours plus bas qu’avant que la chasse au phoque commence.

Le plus gros animal n’est pas nécessairement un mâle reproducteur. De même, le plus petit n’est peut-être pas un jeune.

Les mâles sont massifs au niveau de leur cou et de leurs épaules, et parfois blessés à force de se battre. Ils pèsent jusqu’à 180 kg – 3 fois plus que les femelles. Les femelles pèsent jusqu’à 50 kg.
Les petits naissent noirs et à approximativement 4 mois prennent la même couleur grise foncée que les autres animaux.

Ensuite, direction Remarkable Rocks. La formation de ces rochers remonte à 500 millions d’années. Chaque année, 100 000 visiteurs passent par ici. Ces formes étranges sont formées par l’érosion. Depuis 200 millions d’années le granit a été sujet à des forces érosives :
– Alternativement la chaleur, le froid, le fait d’être mouillé puis de sécher
– Du ‘spray’ de mer qui entre dans les fissures et les crevasses – le sel cristallisant s’étend et casse la roche
– L’action des vagues durant les périodes de mer plus haute

Puis, nous allons à Hanson Bay. Une très jolie plage où nous étions seuls au monde.

Enfin, nous nous arrêtons pour la nuit à Vivonne Bay. Nous sommes à 5 minutes à pieds d’une plage paradisiaque. Nous allons y faire un tour, Jérémy essaye de faire du snorkelling mais finalement la visibilité dans l’eau s’avère moindre. Et il faut bien avouer qu’on est loin des plages de Cape Tribulation : l’eau est plutôt fraîche. Un petit pote varan vient nous rendre visite derrière notre voiture, ainsi qu’une horrible araignée poilue. Le soir, nous avons pu voir 5 wallabies se balader, ainsi qu’un koala qui a élu domicile dans un arbre en plein milieu du camping.

Le lendemain, nous allons vers Little Sahara, qui est classée au patrimoine et sont des dunes naturelles de sable de 2 km2. Leur taille varie mais la plus grande est approximativement 70 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les visiteurs peuvent louer une planche pour faire du sand-board (surf des sables).
Malheureusement, ce n’était pas ouvert quand nous y sommes passés donc nous n’avons pas pu voir cela.

Après, nous nous sommes rendus au parc national de Seal Bay (la baie aux phoques), où l’on peut voir une colonie de lions de mer australiens. L’approche des animaux est réglementée et payante (32$ pour une visite guidée sur la plage) afin de protéger la colonie. Nous avons ainsi pu voir de très près ces lions de mer, pour qui la saison de la reproduction approchait à grands pas.
Les lions de mer vont habituellement 3 jours en mer pour chasser et se nourrir, puis viennent se reposer 3 jours sur la plage. C’est pourquoi ils dorment beaucoup.

En résumé, nous avons beaucoup apprécié ces deux jours sur l’île où nous avons pu admirer des animaux à l’état naturel et voir de superbes paysages.

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