Sanur et ses environs

Du 6 au 9 mai, nous logions à Sanur.

Arrivés à l’aéroport de Denpasar, nos bagages manquent à l’appel… Nous allons faire une déclaration, puis sortons afin d’attendre les parents de Lauriane. Nous les retrouvons, trouvons notre chauffeur, puis arrivons à notre hôtel, le Tropical Bali Hotel. Cet hôtel charmant est tenu par Audrey et Mathieu, deux français expatriés. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont le sens de l’hospitalité. Toujours aux petits soins, nous donnant des conseils pour notre itinéraire, les choses à visiter, le coût des courses de taxi/chauffeur, nous organisant des excursions (même après que nous ayons quitté l’hôtel), nous aidant pour nos bagages perdus… Nous sommes ravis d’avoir choisi de passer quelques jours chez eux !

Le premier jour, nous sommes simplement allés dans une espèce de centre commercial pour acheter des sarongs, un gros sac que les parents de Lauriane remporteront en France avec nos affaires, manger un bout…

Le deuxième jour, nous sommes partis pour la journée avec notre chauffeur Putu (550000 roupies).

Tout d’abord, nous sommes allés au marché aux poissons de Jimbaran. Un marché très connu à Bali, très typique. En sortant de la voiture, l’odeur pique le nez, mais on s’y fait. Putu nous accompagne pour acheter notre poisson. Sur ses conseils, nous choisissons un ‘red snapper’ (vivaneau rouge) d’un kilo (90000 roupies) et un kilo de gambas (190000 roupies). Putu nous emmène un peu plus loin, où des balinais peuvent faire cuire notre nourriture moyennant 20000 roupies le kilo. Nous nous installons en bord de plage et, après quelques minutes, dégustons nos achats du jour. Nous ne savions pas qu’on ne nous donnerait pas de couverts ni de serviette, nous le saurons pour la prochaine fois, mais en attendant nous mangeons avec nos doigts. Le repas était succulent, nous nous sommes régalés !

Ensuite, direction la plage de Padang Padang. En arrivant, nous sommes un peu surpris de voir la plage si bondée. Nous nous asseyons et apercevons nos premiers singes balinais. Malgré le monde, la plage est assez calme. Quelques vendeurs de sarongs et de boissons sont installés, l’un d’eux passe de la musique reggae. L’endroit est sympathique, la mer est belle, mais nous ne nous attendions pas à cela pour notre première journée de visite.

Puis, direction une autre plage, pour y accéder il faut descendre un sacré dénivelé, nous choisissons donc de rester boire un verre au bar. La mer est pleine de surfers, mais à part ça rien de bien spécial.

Enfin, direction le temple d’Uluwatu (20000 roupies l’entrée). Ce temple prête des sarongs, donc pas de panique si vous avez oublié le vôtre. Le temple est bondé, et nous ne le trouvons pas vraiment exceptionnel. Ici aussi, il y a des singes, il faut donc faire attention à ses affaires ! C’est ici que nous aurons vu pour la première fois un singe voler et ouvrir une bouteille d’eau et la boire, ce qui nous a beaucoup fait rire.

Après avoir visité le temple, nous allons voir le spectacle de danse balinaise (100000 roupies par personne) au coucher du soleil. La vue sur la mer est splendide. Le spectacle de danse balinaise, un peu moins agréable : on fait entrer le maximum de touristes possible, même s’il n’y a plus de place dans les gradins. Pas de problème, on va ajouter des chaises ou les faire s’asseoir parterre, on va tasser un peu par ici, un peu par là… Les costumes sont très travaillés, les danseuses très maquillées, il y a une histoire, bref c’est sympa, le spectacle en lui-même est une chose à voir une fois en séjournant à Bali, mais en ce qui nous concerne une fois nous a suffi.

Le lendemain, Putu vient nous chercher pour nous emmener jusqu’à Ubud. Nous faisons un détour afin de visiter le temple de Tanah Lot (30000 roupies l’entrée). Là encore, pas de panique si vous n’avez pas votre sarong, on vous en prête un.

Le temple de Tanah Lot est situé sur un îlot. ‘Tanah Lot’ signifie ‘pays de la mer’ en balinais. Il serait l’œuvre de Nirartha, un prêtre du 16e siècle. La légende raconte qu’au cours d’un voyage il aurait découvert ce magnifique îlot rocheux et s’y serait installé. Le voyant, des pêcheurs lui auraient apporté des présents. Après y avoir passé la nuit, Nirartha aurait jugé cet endroit propice à l’adoration du dieu de la mer et aurait alors demandé aux pêcheurs d’y construire un sanctuaire. Au pied de l’îlot rocheux des serpents marins sont sensés préserver le temple des mauvais esprits et des envahisseurs. Selon la légende, un serpent géant créé avec de l’écharpe de Nirartha protègerait le temple.
En 1980, La paroi rocheuse autour du temple commençait à s’effriter et les abords devenaient dangereux. Le gouvernement japonais avança la somme de 130 millions de dollars pour restaurer le temple ainsi que d’autres lieux importants autour de Bali. Aujourd’hui, plus d’un tiers de l’îlot n’est en fait qu’un rocher bien déguisé.
Aux abords, on trouve de nombreux petits stands d’artisanat balinais, certains critiquent leur arrivée et dénoncent une perte d’authenticité du lieu, mais nous avons apprécié la balade.

Pour finir, Putu nous a emmené voir une plantation de thé et de café, où on nous a donné quelques explications. Nous avons ensuite pu déguster 8 thés et cafés différents, dont le fameux kopi Luwak, le café le plus cher du monde. Celui-ci est récolté dans les excréments des luwaks (une civette asiatique), du fait d’une digestion quasi absente. La civette consomme en effet les cerises du caféier, digérant leur pulpe mais pas leur noyau, qui se retrouve dans ses excréments. Dans le tube digestif du Luwak, les sucs gastriques — composés d’enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels — font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Jérémy, amateur de bon café, ne lui a rien trouvé d’exceptionnel. En revanche, le lemongrass tea (thé à la citronnelle) a fait l’unanimité !

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